Mise à jour du 21 janvier 2026 — Nouvel épisode dans le dossier de l’article 23 : la nouvelle version rendue publique du projet de loi de finances 2026 ne contient plus l’article 23. Selon la FIVAPE, toutes les mesures restrictives sur les produits du vapotage qui figuraient dans cet article ont été complètement retirées du texte.

Après des semaines de pression et d’incertitude pour les professionnels et les usagers, cette suppression est présentée comme un gain de cause obtenu grâce à une mobilisation massive : la filière indépendante, des usagers, des médecins et des experts en tabacologie se sont opposés aux mesures prévues, appuyés notamment par une pétition ayant réuni 250 000 signataires. La FIVAPE souligne aussi un renforcement inédit de la représentation du secteur, avec plus de 1 000 structures adhérentes.

Attention : la séquence n’est pas terminée. Le texte doit encore poursuivre son parcours au Sénat, puis revenir à l’Assemblée nationale pour une présentation finale. Le gouvernement devra également affronter des motions de censure avant l’issue du processus. Dans ce contexte, la FIVAPE affirme rester extrêmement vigilante face aux pressions de lobbys et d’intérêts particuliers déjà mobilisés pour remettre ces mesures sur la table.

La FIVAPE pointe notamment le signal envoyé par la Confédération des buralistes, qui a publiquement regretté la suppression de l’article 23, et dénonce une volonté de ramener la vape dans une logique calquée sur le tabac — alors même que, sur le terrain, de nombreux buralistes ne souhaitent pas cette orientation. Elle critique également certains acteurs minoritaires de la filière qui ont soutenu un agrément sous la main de Bercy malgré une représentativité contestée.

Pour mémoire, la FIVAPE rappelle les principales menaces que contenait l’ancien article 23 :

  • Interdiction de la vente en ligne, avec un impact annoncé de 4 000 emplois et une rupture d’accès pour des millions de consommateurs en démarche d’arrêt du tabac ;
  • Taxe punitive sur les produits de la vape, qui aurait favorisé un quasi-monopole industriel et logistique ;
  • Restrictions des circuits de distribution, susceptibles d’étouffer la filière indépendante au profit d’acteurs déjà dominants.

De notre côté, on maintient la même ligne : la vape indépendante ne peut pas rester l’otage de jeux d’influence et d’arbitrages politiques à court terme. Le retrait de l’article 23 est une excellente nouvelle, mais tant que le budget n’est pas définitivement adopté, la vigilance reste totale.


Mise à jour du 16 janvier 2026 — Cet article (publié initialement le 22 octobre 2025) est mis à jour pour intégrer les derniers événements autour de l’article 23 du PLF 2026, et leurs conséquences possibles pour la filière française de la vape.

Depuis des mois, la vape indépendante est baladée au rythme des réécritures et des rapports de force parlementaires. Résultat : une filière entière est maintenue sous pression, avec des milliers d’entreprises et des millions de vapoteurs suspendus à des arbitrages politiques. Le gouvernement Lecornu et la Macronie jouent une partition dangereuse : créer de l’incertitude, avancer par à-coups, et laisser planer les scénarios les plus punitifs (taxation, interdiction de la vente en ligne, agrément). C’est précisément ce climat qui met la filière dans une situation très délicate.

Ce qui avait été adopté dans l’hémicycle (jeudi 15 janvier 2026, avant l’arrêt de la discussion) : l’Assemblée nationale a adopté un article 23 modifié supprimant l’accise sur les e-liquides, mais rendant obligatoire un agrément pour pouvoir vendre des produits de la vape, y compris pour les acteurs en ligne. Dans la foulée, un amendement porté par le gouvernement a précisé que cet agrément interdirait notamment la vente à distance, ce qui revient à mettre fin à la vente en ligne des produits du vapotage.

Ce qui est remis en cause : immédiatement après l’adoption de l’article 23, le gouvernement a suspendu l’examen du budget à l’Assemblée et retiré la discussion en nouvelle lecture jusqu’au mardi 20 janvier 2026. Concrètement, le travail parlementaire réalisé le 15 janvier peut devenir vain si le gouvernement décide de repartir sur une autre copie dans le cadre d’un “passage en force”.

Les hypothèses désormais sur la table : 49.3 ou ordonnance. D’après les éléments rapportés, le gouvernement pourrait choisir :

  • Le 49.3 : le budget passerait en force, mais le gouvernement serait en mesure de recomposer une version “de compromis” (y compris sur l’article 23), en piochant parmi les amendements qui lui conviennent. À chaque étape, une motion de censure pourrait être déposée : en cas d’adoption, le gouvernement tomberait et le PLF (donc l’article 23) ne pourrait pas être adopté, offrant un répit à la filière.
  • L’ordonnance budgétaire : scénario jugé beaucoup moins risqué politiquement, mais potentiellement le plus destructeur pour la vape. L’analyse relayée estime qu’une ordonnance pourrait conduire à retenir, “par sécurité juridique”, une version très proche du texte initial : taxation, agrément obligatoire et interdiction de la vente en ligne. Point important : même en cas de chute du gouvernement après motions de censure, une ordonnance déjà signée pourrait continuer à produire ses effets.

Et surtout : même s’il est impossible de prédire la version finale en cas de passage en force, la lucidité consiste à noter que, jusqu’ici, le gouvernement a donné un avis favorable uniquement à des amendements allant dans le sens d’un article 23 dur : taxation, interdiction de la vente en ligne et agrément obligatoire. Autrement dit, ces trois mesures restent des risques majeurs et crédibles à court terme.

Nous continuerons à mettre à jour cet article au fil des annonces et décisions. La vape indépendante ne peut pas être l’otage d’un bras de fer politique permanent.

Si vous ne l'avez pas encore fait, nous vous invitons à signer la pétition sans tarder (lien en bas de l'article). Chaque vapoteur doit se mobiliser pour continuer à profiter d'une vape libre, indépendante et abordable. Ne laissons pas faire ce gouvernement à l'agonie.


Article initial (publié le 22 octobre 2025)

Assimiler la vape au tabac : une erreur lourde de conséquences

Assimiler la vape au tabac dans l’article 23, c’est comme dire que l’extincteur est un feu. La vape, c’est justement la porte de sortie du tabac, un outil de réduction des risques, plébiscité par ceux qui veulent arrêter de fumer. Contrairement à une idée reçue, la vape n’est pas un produit du tabac. Elle ne contient ni tabac brûlé, ni goudrons, ni monoxyde de carbone, les principaux tueurs du tabac fumé. Et pourtant, en la taxant de la sorte, en encadrant sa distribution, en menaçant les professionnels de sanctions administratives démesurées, l’article 23 la traite comme si c’était le cas.

De nombreuses études internationales (notamment celles de Public Health England et de l’INSERM) reconnaissent la vape comme un outil de réduction des risques, infiniment moins nocif que le tabac fumé. Elle est utilisée par des millions de Français pour sortir du tabagisme, avec un taux de succès supérieur à la plupart des autres méthodes.

Le gouvernement affirme vouloir protéger les jeunes, éviter le détournement d’usage, limiter les arômes. Mais ces objectifs sont parfaitement compatibles avec une régulation intelligente, fondée sur la distinction entre tabac et vape. Là, on parle de mettre à genoux 3 500 boutiques spécialisées, les seules capables de conseiller efficacement les fumeurs désireux d’arrêter. Ces boutiques ne sont pas des buralistes : elles ne vendent pas de tabac, elles vendent une solution. Elles sont le dernier rempart avant la rechute.

Enfin, derrière l’argument fiscal, se cache une logique bien plus inquiétante : le projet de mettre la filière de la vape sous tutelle de l’administration douanière. Avec l’obligation de devenir un « établissement agréé », les professionnels se retrouveraient sous la menace d’un retrait d’agrément à tout moment. Une épée de Damoclès qui ferait fuir l’investissement, l’innovation, l’entrepreneuriat. Cette logique de contrôle total n’est pas neutre : elle vise à favoriser les géants du tabac, déjà habitués aux circuits de distribution réglementés et aux normes industrielles lourdes.

Taxer la vape revient donc à pénaliser ceux qui ont fait le choix de sortir du tabac, à les renvoyer vers la cigarette, et à faire obstacle à ceux qui essaient d’arrêter. Un comble, quand on sait que le tabac tue 75 000 personnes par an en France et coûte plus de 156 milliards d’euros à la collectivité.

Un secteur économique innovant menacé de disparition

La vape indépendante, c’est :

  • 4 000 entreprises françaises
  • 20 000 emplois directs
  • 3 500 boutiques spécialisées sur tout le territoire

Ce secteur, né de l’innovation citoyenne, s’est construit en dehors des circuits du tabac. Il génère de l’emploi local, non délocalisable, et contribue à la transition sanitaire. Or, l’article 23 impose à ces entreprises de devenir des “établissements agréés” contrôlés par les douanes, avec un agrément révocable à tout moment. C’est une menace permanente de fermeture.

Ce n’est pas une régulation, c’est une stratégie d’asphyxie administrative. Le texte ne prévoit aucune mesure de soutien, d’adaptation ou de dialogue. Il impose, contrôle, taxe et sanctionne.

Interdiction de la vente en ligne : une absurdité totale

Autre mesure phare de l’article 23 : l’interdiction de la vente en ligne de produits de la vape. Cette mesure est présentée comme une manière de protéger les jeunes. En réalité, elle prive des centaines de milliers de vapoteurs d’un accès légal à leurs produits, en particulier dans les zones rurales ou mal desservies par les boutiques physiques.

Elle condamne aussi des entreprises innovantes et responsables qui respectent la loi, assurent la traçabilité des produits, fournissent de l'information, des tutoriels, des conseils, un service après-vente, et contribuent à l’innovation.

Non, les sites internet ne sont pas des ennemis des shops physiques

L’un des points les plus critiqués dans l’article 23 du projet de loi de finances 2026 est la volonté d’interdire purement et simplement la vente en ligne des produits de vapotage. Cette mesure serait dramatique, non seulement pour les pure players du e-commerce, mais aussi pour les vapoteurs eux-mêmes. Pourtant, cette décision repose sur une vision caricaturale et dépassée du commerce en ligne, souvent vu comme un concurrent "déloyal" des boutiques physiques. Il est temps de remettre les pendules à l’heure.

Contrairement aux idées reçues, vendre en ligne ne signifie pas forcément engranger de gros bénéfices. Les charges spécifiques à la vente en ligne – logistique, préparation des commandes, expédition, gestion des retours, maintenance du site, hébergement, sécurité, marketing digital – grèvent lourdement la rentabilité des pure players. En réalité, la marge nette par produit est souvent plus faible que dans une boutique physique. Cette dernière bénéficie généralement de meilleures marges unitaires, notamment grâce à la vente additionnelle, au conseil personnalisé et à l'absence de frais logistiques pour chaque vente.

Deux modèles pour deux types de clients

On oppose souvent boutiques et vente en ligne, alors que ces deux modèles sont parfaitement complémentaires. En réalité, ils ne répondent pas aux mêmes besoins, ni aux mêmes attentes :

  • Les boutiques physiques offrent un accompagnement humain, des conseils personnalisés, la possibilité de tester du matériel ou des e-liquides, et un lien de proximité fort. Elles sont souvent le premier contact pour les fumeurs en quête de solutions.
  • Le e-commerce, lui, répond à une autre typologie de consommateurs : ceux qui savent ce qu’ils veulent, qui vivent loin d’un shop, ou qui cherchent des produits spécifiques introuvables localement. Il apporte du choix, de la réactivité et de la disponibilité immédiate.

Opposer les deux, c’est comme dire que les librairies n’ont plus de place parce qu’Amazon existe. Chaque canal a sa légitimité, et les vapoteurs ont besoin des deux.

Les charges d’une boutique physique sont visibles : loyer, personnel, aménagement, électricité… Mais les sites internet spécialisés font face à d'autres contraintes lourdes et permanentes : entrepôts logistiques, logiciels de gestion, frais d’expédition, service client à distance, investissements en cybersécurité, outils de tracking pour suivre les expéditions. Il est donc totalement faux de parler d’un avantage concurrentiel injuste. Ce sont simplement deux modèles avec des structures de coûts différentes, mais tout aussi lourdes.

La vente en ligne n’est pas une menace, c’est une ressource précieuse

Vouloir interdire la vente en ligne, c’est fragiliser inutilement l’offre légale, créer un vide que le marché noir s’empressera de combler, et priver une partie des vapoteurs d’un accès facile à des produits réglementés et sûrs. C’est aussi condamner des entreprises françaises innovantes, qui ont su bâtir des modèles solides, malgré les contraintes du secteur.

La vape, pour rester une alternative crédible au tabac, a besoin de tous ses acteurs : boutiques physiques, e-commerçants, fabricants, artisans du e-liquide. Les exclure, les opposer, ou les sanctionner au nom de logiques budgétaires ou de fausses croyances, c’est mettre en péril un écosystème fragile mais vital pour la santé publique.

Le vrai déséquilibre ? Les grossistes qui vendent au détail

Démoniser la vente en ligne, c’est se tromper de cible. L’erreur serait de pointer du doigt les e-commerçants alors que le vrai déséquilibre concurrentiel vient d’ailleurs. De plus en plus de grossistes contournent leur rôle traditionnel pour vendre directement au consommateur final, cumulant la marge de gros et celle du détail. Résultat : des prix cassés, souvent accompagnés de promotions illégales qui enfreignent la loi Evin et fragilisent l’ensemble du secteur – boutiques et e-shops compris. Ces acteurs sont les véritables fossoyeurs de l’écosystème, pas les pure players qui respectent scrupuleusement la réglementation et assument leurs charges.

Le véritable danger pour l’écosystème de la vape, ce sont les pratiques déloyales de certains grossistes et détaillants qui enfreignent les règles. En réalité, les pure players sont des acteurs essentiels et responsables, qui contribuent à l’information, à l’innovation, et à l’accessibilité de la vape pour des centaines de milliers de personnes.

Un précédent dangereux pour les libertés commerciales

En imposant un régime d’agrément, en interdisant la vente en ligne, en taxant jusqu’à l’asphyxie, l’article 23 crée un précédent grave : celui d’une ingérence économique et administrative sans précédent sur un secteur légal, innovant, et sans lien avec l’industrie du tabac.

Si ce texte est voté en l’état, il servira de modèle à des régulations encore plus restrictives dans le futur. La directive européenne en préparation sur les produits de la vape risque d’aller dans le même sens. La fiscalité n’est qu’un début : à terme, c’est l’interdiction pure et simple qui est envisagée.

Un appel à la mobilisation citoyenne : il est encore temps d’agir

L’article 23 n’est pas encore voté. Il peut encore être modifié. Il peut encore être retiré. Mais cela ne se fera pas sans pression citoyenne. C’est pourquoi les 4 millions de vapoteurs, les 20 000 salariés du secteur, et les 4 000 entreprises indépendantes de la vape lancent un appel solennel : mobilisez-vous. Faites entendre votre voix. Refusez que le vapotage soit sacrifié sur l’autel des finances publiques et des intérêts de l’industrie du tabac.

Signer cette pétition, c’est plus qu’un clic. C’est un acte de résistance, un soutien à la santé publique, une défense de l’innovation et de la liberté de choix. Aujourd’hui, la vape est menacée. Demain, ce seront les ex-fumeurs, les fumeurs en quête de solution, et les professionnels passionnés qui seront laissés sur le carreau.

Partagez cet article, relayez la pétition, contactez vos députés. Chaque voix compte. Chaque clic est un acte de résistance.

Comment signer la pétition pour sauver la vape ?

Signer la pétition ne prend que 2 minutes, mais chaque signature compte énormément. Voici les étapes à suivre :

  1. Remplissez les champs demandés :
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